Atelier(s) en Chantier(s) avec Milady Renoir

1098217_469645509800338_920867133_n

Atelier 10/12 –  Anto Fils de Pop – Pop Art (II)

 

le divorce

Pop comme Pop art… qqs mots sur le Pop Art ?
L’expression « pop art » créée sous l’impulsion de John McHale (en), a été utilisée pour la première fois en 1955 par Lawrence Alloway, un critique d’art britannique qui faisait partie de l’Independent Group, groupe d’intellectuels travaillant sur le rôle de la technologie dans la société. Le pop art émerge au milieu des années 1950 en Grande-Bretagne et, en parallèle, vers la fin des années 1950 aux États-Unis. Il conteste les traditions en affirmant que l’utilisation d’éléments visuels de la culture populaire produits en série est continue avec la perspective des beaux-arts lorsqu’il enlève le matériel de son contexte et isole l’objet, ou le combine avec d’autres objets, pour la contemplation. Le concept du pop art se présente plus dans l’attitude donnée à l’œuvre que par l’œuvre elle-même. Ce qui caractérise profondément ce mouvement est le rôle de la société de consommation. C’est le principe, que les artistes américains vont mettre en évidence, de l’influence que peuvent avoir la publicité, les magazines, les bandes dessinées et la télévision sur nos décisions de consommateurs. Par la suite, le mouvement va s’étendre et toucher d’autres domaines tels la mode, l’architecture, le dessin, etc. L’accueil est très bon dès les débuts du mouvement, car le pop art est a priori simple et accessible. Les procédés utilisés par les artistes sont souvent de nouveaux produits qui sortent tout juste de cette société de consommation : acrylique, sérigraphie, etc. Au-delà de la peinture, le pop art utilise des techniques picturales qui n’étaient auparavant pas considérées comme proprement artistiques mais plutôt industrielles. Les couleurs sont souvent vives et décalées par rapport à la réalité. Considéré comme un avant-gardiste et l’un des pères du pop art, Andy Warhol s’approprie des objets de la vie courante (une bouteille en verre ou une canette de soupe) pour en faire des œuvres. Ce mouvement a perturbé le monde artistique d’autres manières, par exemple à travers la remise en cause du principe d’unicité de l’œuvre d’art. Warhol reproduit les siennes par dizaines, parfois même par centaines, ce qui heurte les idées classiques attribuant à une œuvre une valeur du fait de son unicité. Le pop art utilise des symboles populaires, qui marquent l’inconscient dès l’enfance dans un but de désacralisation de l’œuvre d’art qui auparavant était réservée à une élite et qui ne couvrait que des sujets « nobles ». De Mickey Mouse à Marilyn Monroe, en passant par Mick Jagger, l’admiration quasi généralisée de certaines idoles y est exaltée de manière neutre ou non, selon l’artiste. La culture publicitaire de la société de consommation est une autre source d’inspiration, par exemple pour Jasper Johns.

Et puis Anto Fils de Pop :

ANTÒ vit et peint à Calvi, en Corse. Enfant des seventies, ce quadra fan de James Bond, Tim Burton, Batman et consorts, à la poésie subversive chevillée au cœur. Nourri au lait de l’esprit Canal+ et de la culture Pop, il est ‘no limit’ dans ses provocs sociétales à l’ironie tranchante. Il garde en permanence un œil laser branché sur la pub, le cinéma, la musique, le sport, la BD, les mangas, l’actualité… et son esprit passionné et curieux de tout sur la communication.

Autodidacte, Antò travaille l’acrylique à la manière de l’huile, en aplats bruts, simples et directs, sans tomber dans le système décoratif. Il crée des slogans à l’humour décapant (Pimp my Fiat), détourne avec irrévérence les héros de films (Lynch me I’m famous, Banana Trip : Quentin who ?, La Force G pour citer George-what-else-Clooney), de la musique (B on C)… Avec un talent majuscule, il secoue aussi les neurones avec quelques irrévérences religieuses (Al Capote, Vierge à l’iPod,…). Par-dessus tout, Antò délivre les réflexes de ses énervements, ses coups de cœur de manière frontale, radicale, mais offre aussi des hommages sensibles (à Marilyn ou Gainsbourg). Antò revendique haut et fort une liberté et une spontanéité des pinceaux dans ses déclarations qui dézinguent. Et sa jubilation devient contagieuse. Il envoie des piques là où ça fait mal mais il dégaine toujours avec la légèreté de ceux qui aiment et respectent intensément la vie. Avec des titres qui décoiffent et une syntaxe à haut coefficient de dérision ajouté, les œuvres d’Antò tracent des perspectives espiègles comme autant de réponses lapidaires de la matière à une intention mentale qui n’est dupe de rien. Pionnier du ‘Pop art corse’, cette nouvelle génération d’artistes qui a dépassé l’anecdote folklorique et qui porte des messages internationaux forts. Il se permet des entorses à l’orthodoxie des symboles et des traditions de la Corse sans en égratigner pour autant l’âme ; et c’est là sa force, la mixité des cultures Corses et Internationales sont de rigueur chez lui car c’est ainsi qu’il se sent bien !

la moutarde de monte au nez ! web

  • Un slogan ?  Un slogan est une formule concise et frappante qui exprime une idée qu’un émetteur veut diffuser ou autour de laquelle il veut rassembler. Le slogan possède les fonctions respectives de recrutement, de reconnaissance et de ralliement.
  • Origine étymologique : Le mot slogan est d’origine celte (du gaélique écossais « sluagh-ghairm », littéralement « cri de foule », désignant le cri de guerre propre à un clan). Le « slogan » du clan MacDougal par exemple est buaidh no bàs (« le succès ou la mort »). Étant destiné à frapper les esprits avec un message court et répétitif, le slogan est par nature réducteur et séducteur.
  • NOS SLOGANS autour de la table ? ceux qui nous marquent encore…. + feuille des 100 slogans célèbres de marques, de lieux, d’institutions qui nous « veulent du bien ». Mélange brut des mots tels qu’ils sont là + influence des Mook et ouvrages érotiques apportés – mélange des genres obligatoire. Mélangez les slogans entre eux et formez-en des inédits.
  • Du marchand à l’essentiel, la poésie…
    Rencontre avec un livre : Slogans de Maria Soudaïeva, née en 1954 à Vladivostok. De père russe et de mère coréenne, elle a vécu en Corée, en Chine et au Vietnam. Souffrant très jeune de troubles psychologiques accompagnés de visions chaotiques, elle fut souvent hospitalisée. Antoine Volodine qui traduit son livre l’a rencontrée à Macau en 1991, alors qu’elle montait avec son frère un réseau pour sauver de la mafia les prostituées de Vladivostok. Elle s’est suicidée en février 2003.
    Lecture d’une sélection des slogans de Maria Soudaïeva (livre publié aux Éditions de l’Olivier, Traduit du russe par Antoine Volodine).
  • 26 MANTES NUES, PRINCESSES NUES, FABRIQUEZ VOUS-MÊME VOTRE FENÊTRE !
    27 MANTES NUES, PRINCESSES À LA BOSSE ÉTRANGE, FABRIQUEZ VOTRE FENÊTRE ET OUVREZ-LA !
    28 REINES DE L’AILLEURS NU, ENTREZ PAR VOTRE FENÊTRE !
    29 PRINCESSES À LA BOSSE ÉTRANGE, FABRIQUEZ LA FENÊTRE DU MASSACRE, ENTREZ PAR LA FENÊTRE, MASSACREZ !
    30 APRÈS LA FENÊTRE, FABRIQUEZ LA PORTE !
    31 MASSACREZ CENT FOIS DEVANT LA PORTE !
    51 AVANCE À PAS DE LOUVE JUSQU’À L’ÉTOILE BANQUISE !
    52 TA MAIN GAUCHE S’APPELLE BANQUISE, TRAHIS TA MAIN !
    53 TON CŒUR AUSSI S’APPELLE BANQUISE !
    54 N’ATTENDS RIEN JUSQU’À LA BANQUISE, ET ENSUITE : NITCHEVO !
    55 RÉALISATION IMMÉDIATE DU CENT DOUZIÈME RÊVE !
    56 SOLDAT, NE SORS PAS DU RÊVE CENT DOUZE,
    NE RÉSISTE PAS AUX REINES, NAVIGUE À VUE !
    57 DEPUIS LE RÊVE CENT DOUZE, TA MAIN S’APPELLE BANQUISE !
    58 ACCOMPAGNE LES REINES EN FEU, MÊME LE FEU S’APPELLE BANQUISE !
    59 N’ATTENDS RIEN DEVANT LES REINES EN FEU, NE RÉSISTE PAS, TROUVE TA MAIN, COMPTE JUSQU’À CENT DOUZE !
    60 À L’ÉTOILE BANQUISE, BIENTÔT FINISSENT LES MAUVAIS JOURS!
    5 ERRANTS NOIRS, CARBONISEZ TOUT JUSQU’À POTOMOQ NUMBER DIX, ET ENSUITE : NITCHEVO !
    6 NYMPHES DES VILLES INSOUMISES, CARBONISEZ POTOMOQ NUMBER DIX !
    70 AUCUNE TERRE À L’HORIZON !
    71 PLUS UN HABITANT DERRIÈRE TOI !
    72 APRÈS TON PASSAGE, MÊME LE VENT NE HURLE PLUS !
    73 DERRIÈRE TOI, UN ROYAUME NOIR SANS REINE AUCUNE !
    74 APRÈS TOI, MÊME LA POUSSIÈRE PEINE À VOLER !
    75 NE TE RETOURNE PAS SUR L’OBSCURE HORREUR, AVANCE VERS TA FIN NOIRE !
    76 NE REGARDE PLUS LES CENDRES, AUCUNE PITIÉ, AVANCE VERS TA FIN NOIRE !
    77 APRÈS TOI, RIEN, VA SANS PITIÉ VERS TA FIN NOIRE !
    78 OUBLIE LES LANGAGES ÉTRANGES, NE REPRODUIS QUE LE SILENCE !
    79 IMMOBILISE-TOI DANS TA FIN NOIRE !
    80 TÂTONNE JUSQU’AU NON-LANGAGE, ATTENDS LA FIN !
    81 DERRIÈRE TOI UN ROYAUME NOIR SANS REINE AUCUNE, DEVANT TOI : RIEN !
    82 TÂTONNE, PÉTRIFIE-TOI, RIEN D’AUTRE !
    83 PLUS AUCUNE TERRE D’ACCUEIL, PÉTRIFIE-TOI DANS TA FIN NOIRE !
  • Ecrivez plusieurs slogans les uns à la suite des autres avec une langue poétique, une langue tirée des rêves, des cauchemars…  Numérotez-les (ordre ou désordre).
  • Et puis décrivez l’endroit où certains de vos slogans seraient affichés, comment c’est affiché, quel support…. « à la porte de toilettes de bar fermé, sur un vieux néon dont qqs lettres clignotent encore » ou « sur une bâche géante sur le palais de justice »…
    Cherchez le lieu contraire ou similaire au sens de votre/vos slogan(s) – comment créer le contraste, l’image, le contexte.
  • Un des lieux cultes du Pop Art créé par le ponte du même Pop Art, la Factory.
    Un atelier et un lieu de socialisation : « Une grande partie de l’œuvre de Andy Warhol consistait à interroger la production d’images. Images de stars, unes de journaux, symboles de l’Amérique, mais aussi images sociales, ces masques que nous mettons entre nous et les autres dans un va-et-vient entre l’être et le paraître qui était la seule chose vraiment primordiale à ses yeux. Ainsi de la même manière que la Factory avait servi à produire à la chaîne les sérigraphies les plus chères de l’histoire de l’art, ce lieu devait aussi servir à Warhol à produire du mythe, de l’image sociale en quantité industrielle, et propulser dans la grande constellation des VIP quiconque mettrait les pieds chez lui. La Factory, la « fabrique » donc, se devait d’être ce loft des années 1960/1970, cet endroit où on entre anonyme et d’où on sort « Superstar » (selon la terminologie de Warhol). Situé d’abord, en janvier 1964, au cinquième étage du 231 East sur la 47e rue1 (« Silver Factory », car ses murs étaient recouverts de peinture argentée) puis déménagé en 1968 au sixième étage du 33 Union Square West2 (dans le même immeuble que la permanence du Parti communiste), cet atelier allait donc accueillir tout ce que Warhol et ses acolytes pourraient produire. Galerie d’exposition, studio de tournage, salle de projection, salle de concert, boîte de nuit, tous les événements étaient prétextes à la réunion du gratin de la jet set new-yorkaise qui venait s’encanailler allègrement avec tous les paumés, dépressifs, toxicos dont Warhol aimait s’entourer dans des fêtes géantes où les classes sociales étaient abolies, tout le monde logeait à la même enseigne du super-star-system underground. De fait, la célébrité importait peu, même si de nombreuses figures du monde de l’art, des médias ou du cinéma traînaient dans les parages, de Salvador Dalí à William Burroughs, de Dylan à De Niro. Ce qui importait, c’était d’être une star, et pour être une star, il suffisait de le dire, et d’être là. Rien de plus.
    Évidemment, toutes les Superstars warholiennes qu’engendra la Factory avaient leur spécialité. Gerard Malanga était poète et photographe, Nico chanteuse, Ultra-violet plasticienne, etc., mais pour l’essentiel, cela n’était que purement accessoire, puisque absolument pas nécessaire. » (article Wiki)

Liste de Superstars de la Factory, l’usine à stars créée par Andy Warhol.

Paul America : De son vrai nom Paul Johnson (1945-1982). Une belle gueule remarquée dans une discothèque, qui électrise son entourage tant féminin que masculin. Sa prestation dans My Hustler en 1965 le transforme en icône gay. La drogue lui vaut de la prison à plusieurs reprises. Il meurt renversé par une voiture en 1982.

Jackie Curtis : De son vrai nom John Holder Jr (1947-1985). Jackie Curtis est un caméléon qui apparait alternativement en homme ou en femme. Warhol, qui le rencontre en 1967, dira ; « Jackie Curtis n’est pas une drag queen. Jackie est un artiste, un pionnier sans frontières ». De fait, il influencera beaucoup de personnalités du Glam rock qui fréquentent à cette époque les clubs new-yorkais, comme David Bowie. Poète, acteur de films (Flesh, Women in Revolt), la grande passion de Jackie Curtis fut le théâtre en tant qu’acteur et écrivain. Mort d’overdose en 1985.

Joe Dallesandro

Né en 1948, découvert à 18 ans par Andy Warhol qui, fasciné par son corps d’éphèbe, le filme nu à plusieurs reprises, faisant de lui un sex-symbol du cinéma underground. Il devient un acteur confirmé : Paul Morrissey, Francis Ford Coppola, John Waters, Steven Soderberg, Serge Gainsbourg, Jacques Rivette, Catherine Breillat, Blake Edwards… font appel à lui.

 Candy Darling : Née James L. Slattery (1944-1974). Actrice warholienne transsexuelle (Flesh et Women in Revolt ), obsédée par Marilyn Monroe (qui est décédée en 1962). Amie de Jackie Curtis, elle rencontre Warhol en 1967. Elle s’essayera dans le cinéma indépendant, mais meurt de leucémie à 29 ans suite à des injections d’hormones.

Eric Emerson : Eric Emerson (1945-1975). Superstar à la bisexualité revendiquée et ravageuse. Danseur classique, acteur warholien dans plusieurs productions dont Chelsea Girls et Heat, puis chanteur du groupe glam The Magic Tramps. Trouvé mort dans une rue de Manhattan à côté de sa bicyclette.

Andrea ‘Whips’ Feldman : Andrea Feldman (1948-1972). Actrice warholienne (Trash, Heat ) et de nature exhibitionniste. Se suicide en se jetant par la fenêtre, tenant une canette de Coca (chargée en drogues diront certains) et un rosaire dans les mains, devant le parterre abusivement assemblé de ses ex-boyfriends ! Ceci à trois semaines de la sortie de Heat où elle tient un rôle important. Le New-York Times salua sa prestation tout en la qualifiant de non-performance, tant elle correspond au rôle qu’elle y joue.

Bibbe Hansen : Née en 1952, elle est la fille d’ Al Hansen (Fluxus) et la mère du chanteur Beck. Actrice warholienne, elle joue à 13 ans le rôle principal de Prison : elle est la plus jeune des Superstars. Elle apparait dans Warhol’s Restaurant, 10 Beautiful Girls et 10 More Beautiful Girls. Faisant partie de sérail artistique new-yorkais, elle formera des groupes musicaux (comme The Whippets avec Janet, la fille de Jack Kerouac) et sera cofondatrice du Troy Café.

Baby’ Jane Holzer : Née Jane Brookenfeld en 1940. Fille d’un promoteur immobilier new-yorkais, actrice warholienne dans Soap Opera, Couch et Ciao! Manhattan. Mariée à un riche héritier, elle devient par la suite collectionneur d’art et productrice de films.

Gerard Malanga : Beaucoup plus qu’une Superstar. Né en 1943, diplômé en Arts (School of Industrial Art et Wagner College), il est engagé en 1963 par Warhol comme assistant pour ses sérigraphies et devient son bras droit. C’est Gérard Malanga qui lui présente le Velvet Underground en décembre 1965 ; qu’il accompagne de sa danse du fouet lors des concerts. Cofondateur du magazine Interview en 1969. Il quitte la Factory en 1970 (certains diront viré par Paul Morrissey). Poète, acteur warholien, réalisateur, photographe, conservateur et archiviste, il est un témoin des années Factory.

Mario Montez : Né René Rivera. Acteur warholien de 1963 à 1968 et icône gay.

Billy Name : De son vrai nom Billy Linich (né en 1940). Ancien coiffeur, serveur et décorateur de théâtre, rencontre Andy Warhol en 1963, et restent très amis après une courte liaison. Il est à l’origine du look argenté de la Silver Factory. Il y installe un laboratoire photographique dans les toilettes et y vit en tel reclus que croiser Billy Name devient un sujet de plaisanterie. On lui doit, avec Stephen Shore et Nat Finkelstein, l’iconographie de la Factory. Il part en 1970 en laissant un mot sur la porte ; « Andy, je ne suis plus là mais je vais bien »3.

Nico : De son vrai nom Christa Päffgen (1938-1988). Modèle, actrice et chanteuse d’origine allemande. Célèbre pour sa collaboration avec The Velvet Underground, elle fit une carrière solo (album Chelsea Girl, 1967). Célèbre aussi pour ses nombreuses romances : Jim Morrison, Brian Jones, Lou Reed, John Cale, Iggy Pop, Alain Delon (avec qui elle eut un fils), et Philippe Garrel qui en fit l’actrice de plusieurs de ses films des années 1970 : La cicatrice intérieure, Le Berceau de cristal,… Décédée à Ibiza en 1988.

Ondine : De son vrai nom Robert Olivo (1937-1989). Rencontré par Warhol dans une orgie en 1961 ou 1962. Il joua dans huit films entre 1964 et 1967 dont Chelsea Girls. Personnage central à la Factory entre 1963 et 1967. Acteur (son surnom vient de la pièce de Jean Giraudoux), son étoffe tient à son charisme et à son bagout, personnage en représentation permanente « mieux qu’une performance théâtrale car vraiment vécu » (Billy Name). En 1969 Ondine se rangea — travail, relation stable — et Warhol constata que « l’éclat était parti ». Il vécut par la suite comme guide et conteur de l’ère Factory, « à la dérive dans une mer désolée de visages incompréhensifs » (Mary Woronov). Il meurt de cirrhose en 1989.

Brigid Polk : De son vrai nom Brigid Berlin (née en 1939). Habituée jeune à fréquenter les célebrités et le pouvoir : Clark Gable, Joan Crawford mais aussi Lyndon Johnson ou J. Edgar Hoover font partie des connaissances de ses parents. Gavée de médicaments, elle souffre de troubles obsessionnels compulsifs et d’embonpoint. Elle entre dans le cercle des intimes de Warhol en 1964. Elle développe une activité artistique débordante ; citons ses Tit paintings (peint avec ses seins), son Cock Book (où chacun est invité à partager son interprétation du pénis) ou son travail sur les Polaroïds. En 1975, elle devient employée au magazine Interview, lancé par Warhol. C’est une intime qui lui restera fidèle.

Edie Sedgwick : Née en 1943. Warhol était fasciné par sa facilité, son aura d’élue qui a tout, beauté et argent ; il en fit son alter ego. Une année passée à la Factory (1965-1966) l’érige en icône des sixties, la plus connue des Superstars dont elle devient l’archétype. Elle inspire Femme fatale au Velvet Underground. Mannequin et actrice warholienne — une quinzaine de films — elle partit sur une dispute et s’acoquina un temps à Bob Dylan (qui lui dédie Just like a woman). La suite est une longue descente dans la drogue. De retour dans le giron familial californien, elle meurt d’overdose en 1971 à 28 ans.

Valerie Solanas : Valerie Solanas (1938-1988) peut-elle être considérée comme une Superstar ? Enfant abandonnée, clocharde qui paya ses études en se prostituant, elle fut actrice dans des films d’Andy Warhol et tenta de l’assassiner (elle lui tira dessus, il fut déclaré cliniquement mort). Elle devint une icône féministe radicale. Droguée borderline, elle mourut comme elle naquit : dans la misère.

Ingrid Superstar : Ingrid von Schefflin (d’autres orthographes existent), grande blonde osseuse un peu folle. Est à l’origine du mot « Superstar »4. Actrice warholienne dans plusieurs films entre 1965 et 1967, date à laquelle elle quitte la Factory, puis part à la dérive : drogue, prostitution, déchéance physique. Disparaît en 1987, sortie acheter des cigarettes et jamais revenue.

International Velvet : Née Susan Bottomly en 1950, une autre « pauvre petite fille riche », beauté fatale, fille d’un procureur de Boston, actrice warholienne qui combla le départ d’Edie Sedgwick, entre 1966 et 1967, puis prit le large vers Hawaï.

Ultra Violet : Née Isabelle Dufresne en 1935. Peintre française, elle part à New York. Elle rencontre Salvador Dalí et Andy Warhol, qui en fait la première Superstar en 1964. Ses cheveux couleur lila lui donnent son surnom. Importante à la Factory jusqu’en 1967, elle y suit la scène américaine des années soixante, Jasper Johns, Robert Rauschenberg et James Rosenquist. Se retira sur la Côte d’Azur.

Viva : De son vrai nom Janet Hoffmann (née en 1938). Warhol trouva son surnom. Assidue à la Factory en 1967 et 1968. Actrice pour Warhol, elle se brouilla avec lui et tourna avec d’autres réalisateurs. Elle passa à l’écriture pour des publications comme le Village Voice, et des livres notamment sur la Factory. Devenue peintre en Californie.

Chuck Wein : Né en 1940, diplômé de Harvard en 1961. Il amène Edie Sedgwick à la Factory en janvier 1965, et devient un régulier. Intensivement drogué et fou d’occultisme, il part voyager à travers le Monde.

Holly Woodlawn : De son vrai nom Haroldo Danhakl (née en 1946), d’origine portoricaine et transsexuelle. Elle est la Holly de Walk on the Wild Side de Lou Reed (qui commence ainsi : Holly came from Miami, FLA…). Actrice remarquée dans Flesh, poursuit une carrière dans le cinéma, le théâtre, le cabaret et la télévision. Sollicitée comme mémoire warholienne. Habite Hollywood.

  • A partir du, des fantasme(s) que l’on a, des micro anecdotes « vraies » ou créées, des images de films psychédéliques qu’on aurait en tête, à partir des icônes originelles ou détournées par le Pop Art, imaginez un moment à la Factory en personnifiant l’un des personnages pioché.
    Votre héros, héroïne (avec peut-être qqs unes de ses « vraies » caractéristiques) a ou bien des visions ou bien il/elle fait des rencontres ou il/elle crée un truc ou il/elle s’expose ou il/elle est juste là à observer. Décrivez bien les sens en éveil, les détails de décorum, de contexte, faites comme un zoom avant ou arrière pour être sûr de bien tout entourer…  Il/elle est là pour qqs secondes, une heure, une nuit, une vie…
  • Bibliographie de l’atelier : Evelyne Axell, du pop art au paradis / dictionnaire fou du corps / Léon Boudin : plutôt la mort roman d’amour @Editions des cendres / dictionnaire des mots rares et précieux / Grammaire française et impertinente de JL Fournier / Gog de Giovanni Papini / Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable de Hervé Le Tellier / Erotique du Surréalisme de Robert Benayoun / Lucas Racasse / Popaganda de Ron English / l’affiche, revue murale de poésie / Banksy / …

Image

Atelier 8/11 –  Anto Fils de Pop – Pop Art

Pop comme Pop art… qqs mots sur le Pop Art ?
L’expression « pop art » créée sous l’impulsion de John McHale (en), a été utilisée pour la première fois en 1955 par Lawrence Alloway, un critique d’art britannique qui faisait partie de l’Independent Group, groupe d’intellectuels travaillant sur le rôle de la technologie dans la société. Le pop art émerge au milieu des années 1950 en Grande-Bretagne et, en parallèle, vers la fin des années 1950 aux États-Unis. Il conteste les traditions en affirmant que l’utilisation d’éléments visuels de la culture populaire produits en série est continue avec la perspective des beaux-arts lorsqu’il enlève le matériel de son contexte et isole l’objet, ou le combine avec d’autres objets, pour la contemplation. Le concept du pop art se présente plus dans l’attitude donnée à l’œuvre que par l’œuvre elle-même. Ce qui caractérise profondément ce mouvement est le rôle de la société de consommation. C’est le principe, que les artistes américains vont mettre en évidence, de l’influence que peuvent avoir la publicité, les magazines, les bandes dessinées et la télévision sur nos décisions de consommateurs. Par la suite, le mouvement va s’étendre et toucher d’autres domaines tels la mode, l’architecture, le dessin, etc. L’accueil est très bon dès les débuts du mouvement, car le pop art est a priori simple et accessible. Les procédés utilisés par les artistes sont souvent de nouveaux produits qui sortent tout juste de cette société de consommation : acrylique, sérigraphie, etc. Au-delà de la peinture, le pop art utilise des techniques picturales qui n’étaient auparavant pas considérées comme proprement artistiques mais plutôt industrielles. Les couleurs sont souvent vives et décalées par rapport à la réalité. Considéré comme un avant-gardiste et l’un des pères du pop art, Andy Warhol s’approprie des objets de la vie courante (une bouteille en verre ou une canette de soupe) pour en faire des œuvres. Ce mouvement a perturbé le monde artistique d’autres manières, par exemple à travers la remise en cause du principe d’unicité de l’œuvre d’art. Warhol reproduit les siennes par dizaines, parfois même par centaines, ce qui heurte les idées classiques attribuant à une œuvre une valeur du fait de son unicité. Le pop art utilise des symboles populaires, qui marquent l’inconscient dès l’enfance dans un but de désacralisation de l’œuvre d’art qui auparavant était réservée à une élite et qui ne couvrait que des sujets « nobles ». De Mickey Mouse à Marilyn Monroe, en passant par Mick Jagger, l’admiration quasi généralisée de certaines idoles y est exaltée de manière neutre ou non, selon l’artiste. La culture publicitaire de la société de consommation est une autre source d’inspiration, par exemple pour Jasper Johns.

Et puis Anto Fils de Pop :

Image

ANTÒ vit et peint à Calvi, en Corse. Enfant des seventies, ce quadra fan de James Bond, Tim Burton, Batman et consorts, à la poésie subversive chevillée au cœur. Nourri au lait de l’esprit Canal+ et de la culture Pop, il est ‘no limit’ dans ses provocs sociétales à l’ironie tranchante. Il garde en permanence un œil laser branché sur la pub, le cinéma, la musique, le sport, la BD, les mangas, l’actualité… et son esprit passionné et curieux de tout sur la communication.

Autodidacte, Antò travaille l’acrylique à la manière de l’huile, en aplats bruts, simples et directs, sans tomber dans le système décoratif. Il crée des slogans à l’humour décapant (Pimp my Fiat), détourne avec irrévérence les héros de films (Lynch me I’m famous, Banana Trip : Quentin who ?, La Force G pour citer George-what-else-Clooney), de la musique (B on C)… Avec un talent majuscule, il secoue aussi les neurones avec quelques irrévérences religieuses (Al Capote, Vierge à l’iPod,…). Par-dessus tout, Antò délivre les réflexes de ses énervements, ses coups de cœur de manière frontale, radicale, mais offre aussi des hommages sensibles (à Marilyn ou Gainsbourg). Antò revendique haut et fort une liberté et une spontanéité des pinceaux dans ses déclarations qui dézinguent. Et sa jubilation devient contagieuse. Il envoie des piques là où ça fait mal mais il dégaine toujours avec la légèreté de ceux qui aiment et respectent intensément la vie. Avec des titres qui décoiffent et une syntaxe à haut coefficient de dérision ajouté, les œuvres d’Antò tracent des perspectives espiègles comme autant de réponses lapidaires de la matière à une intention mentale qui n’est dupe de rien. Pionnier du ‘Pop art corse’, cette nouvelle génération d’artistes qui a dépassé l’anecdote folklorique et qui porte des messages internationaux forts. Il se permet des entorses à l’orthodoxie des symboles et des traditions de la Corse sans en égratigner pour autant l’âme ; et c’est là sa force, la mixité des cultures Corses et Internationales sont de rigueur chez lui car c’est ainsi qu’il se sent bien !

  • POP ART soit une multitude de références mélangées, de cultures nivelées, par tous pour tous…
    Débuter par une bibliothèque collégiale
    … on donne au groupe ce qu’on a, ce qu’on aurait, ce qu’on devrait mettre dans sa bibliothèque idéale, d’un côté la meilleure, de l’autre, la pire. On dit ce qu’on veut, sans scrupule ni complexe, de Oui Oui du côté de chez Swann à Bécassine chez les Pictes et donc aussi les livres cultes, les personnages clés – le tout venant, le trop important…
    Image

 

  • Imaginer un chemin (chemin au sens aller ou au sens chemin de vie ou… ) dont la route est jonchée de ces personnages, ces auteurs cités, leurs personnages et les autres non venant le long du chemin. Que chacun apporte son lot de clichés, de légendes à son propre propos – pas besoin de connaître exactement qui ils sont, qui ils ont été mais bien l’idée, le ressenti, votre perception, aussi subtile soit-elle de ce qu’ils sont pour vous.
    Le lieu est vôtre, bibliothèque, supermarché, ville moderne…
    Le ton est vôtre – une sous proposition de tenir le ton de l’ironie, de la dénonciation d’un monde de sur-consommation est bien entendu possible…
  • POP ART comme multiplicité, répétition, indigestion – petite œuvre poétique à partir d’un son, d’un mot, d’une phrase répétée répétée puis transformée, transportée, portée par le son… 15 min (écoute de Gherasim Luca)
  • Après le multiple, le rapport à l’unique, aux objets cultes…
    Quelques œuvres du Pop Art (dont nombreuses de Andy Warhol) isolent un objet dit « populaire ».
    Pensez à un objet populaire, commun, soit issu d’une des toiles d’Anto, soit dans Chantier(s), soit de votre vie quotidienne… commencer par le décrire de manière factuelle. Puis rendez le objet de culte, fétiche, obsession – faites nous bien sentir l’évolution par degrés, par strates (chronologiques, par exemple) de la considération de plus en plus forte envers cet objet au départ « anodin », quotidien.
    Dans la forme, soit un poème « ode », soit une narration …

Image

Atelier 24/10 –  avec/autour d’isabelle Cochereau avec apéro d’abord et

écritures/lectures ensuite – présence de l’artiste à cet atelier.

Unknown-3

« C’est ce que je trouve qui me dit ce que je cherche. »

P. Soulages

« On me demande souvent ce que cache ma peinture. Rien ! Je peins des images visibles qui évoquent quelque chose d’incompréhensible. »

R. Magritte.

« Faut-il peindre ce qu’il y a sur un visage, ce qu’il y a dans un visage, ou ce qui se cache derrière un visage ? »

P. Picasso.

Si vous pouviez le dire avec des mots, il n’y aurait aucune raison de le peindre. »

E. Hopper.

Display of a page in Franz Kafka’s handwriting, in an exhibition in Berlin, 1966.

  1. Après avoir abordé la fois passée le jeu des transparences, des chromatismes, du hors cadre, du visible et de l’invisible, focalisons nous sur la lumière, que ce soit sur une toile spécifique ou une lumière qui traverserait deux ou plusieurs toiles. D’abord, décrire cette lumière (sa puissance, sa densité, sa teinte, est-elle silence ou bruit, est-elle relief ou horizon, …) en ce qu’elle est de prime abord, puis jouer le jeu des comparaisons pour la suite : elle est comme… elle rappelle… Puis à travers une description suspendue, comme dans un haïku quand tout est en train de se faire, sans penser l’avant ou l’après… tenter de faire le tour de cette lumière, de la suivre en la gardant au centre, en laissant les couleurs environnantes intégrer la description, avec les comparaisons, les métaphores possibles… rester le plus possible dans la description, en évitant la narration. La description a un caractère relativement intemporel. Elle s’attarde sur des objets ou sur des êtres qu’elle fige à un moment du temps.
  2. Unknown-4Entrons à présent dans l’univers du collage, de la stratification, de la superposition de mots, d’images, de graphies… dans une composition : S’adresser à 1 personnage des toiles. Une lettre manuscrite en A4. Ne pas raturer, ne pas rayer, ne pas se censurer. Ecrire d’une traite. Puis sur une des lettres fournies, (de cézanne à monet, de Georg Trakl, de Harry Callahan…), écrivez la substance, l’essence, la majorité de votre lettre par-dessus… en considérant ou non la graphie, le mot en dessous –  Présentation de Dotremont… Les logogrammes en effet sont tracés par l’auteur à très vive allure, dans un abandon délibéré à l’imprévu, un effort pour ne pas prévoir. Le texte, non préétabli, est tracé avec une extrême spontanéité, sans souci des proportions, de la régularité ordinaires, les lettres s’agglomérant, se distendant, et donc sans souci de lisibilité; mais le texte est, après coup, retracé sous le logogramme. Sur une autre feuille à côté de votre lettre double, pensez votre lettre et laissez aller rapidement le marqueur, le stylo… conservez un peu de graphie, de code de lettres mais laissez le signe débuter ou se terminer sans envie de faire sens… cherchez.
  3. Sur une feuille A3, composez un « texte » englobant des morceaux de textes de la fois passée ou d’aujourd’hui, de la lettre, de la lettre double, de morceaux d’image (toiles d’Isabelle imprimés sans luxe), … le « texte » final s’adresse au personnage choisi.

2361292554_031e7a7643_t

Atelier du 19/9 – propositions, intentions et expérience(s)

–  avec/autour d’isabelle Cochereau

  1. Brainstorming sur l’acte de peindre et l’art de la peinture… Puis un peu d’écrit pour s’échauffer avec une forme exigeante (peindre peut être remplacer par coller/composer/créer/écrire)
    peindre est …
    OU peindre c’est…
    OU peindre, c’est peut-être…
    à chaque début de phrase

Lecture de qqs citations de peintres :

« La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir.  »                                    Léonard de Vinci – Extrait du Traité de la peinture

« Un tableau était une somme d’additions. Chez moi, un tableau est une somme de destructions.  » Pablo Picasso

« Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage.  »                                                   Max Ernst – Extrait du Au-delà de la peinture

« Peindre n’est pas teindre.  »                      de Jean Dubuffet – Extrait du Prospectus aux amateurs de tout genre

  1. Lecture du texte autour d’Isabelle Cochereau écrit par Denys-Louis Colaux
  2. Le collage est un possible alliage, une invisible alliance entre le visible découpé/choisi et l’invisible ignoré/laissé de côté.
    Proposition : Notions d’invisible et de vide à écrire et décrire dans un texte d’abord descriptif autour de ce qui n’est pas et/ou n’est plus dans les toiles d’Isabelle Cochereau.
    ce qui est resté derrière, ce qui est encore à côté (hors cadre, hors champ), ce qui ne peut plus être, ce qui ne devrait pas être, ce qui n’a jamais été… etc. Toutes ces pistes autour de l’invisible encore proche des œuvres. Qu’y a-t-il derrière ce qu’on aperçoit/voit ? Ce qui est volontairement dissimulé ?
    Ne pas hésiter à regarder les toiles d’en bas, d’en haut, de travers, dans un miroir, quitte à ne plus voir ce qu’on a d’abord vu.(Comme dans l’art religieux où la représentation est empreinte de mystère, à travers des symboliques, parfois universelles, parfois personnelles au peintre.)
    Sur Kandinsky « Qu’est-ce que la peinture ? Que veut-elle peindre ? N’est-ce pas ce monde que nous voyons avec ses arbres, ses rivières, ses maisons, ses couleurs – sa lumière aussi, ses formes dont la géométrie nous a habitués à saisir la pureté ? Avec Kandinsky ces évidences sont renversées. La peinture ne représente plus la réalité extérieure mais le fond de notre être : nos pulsions, notre force, nos affects et notre angoisse – notre vie invisible. Est-il possible de peindre l’invisible, de le donner à voir ? Oui, si formes et couleurs n’appartiennent pas d’abord au monde, si elles ont « une sonorité intérieure », si en leur subjectivité pure, en tant qu’impressions, elles sont elles-mêmes invisibles. La prodigieuse révolution de l’abstraction a une signification spirituelle. En congédiant la figuration – soit l’équivalent esthétique de l’objectivisme moderne, de son vide et de son désarroi – elle reconduit l’homme à lui-même et l’art à sa vocation. Car, à l’exception des XVIIIe et XIXe siècles, la peinture a toujours été abstraite, une expérience du sacré, « la résurrection de la vie éternelle ».

Partage des impressions, de passages, sans chercher à faire comprendre.

  • Partir de cette description, de ces réflexions pour élaborer un texte narratif, une histoire qui aborde l’invisible dans un contexte cependant encore réaliste.Cf. Le réalisme magique est une appellation utilisée par la critique littéraire et la critique d’art depuis 1925 pour rendre compte de productions où des éléments perçus et décrétés comme « magiques », « surnaturels » et « irrationnels » surgissent dans un environnement défini comme « réaliste », à savoir un cadre historique, géographique, culturel et linguistique vraisemblable et ancré dans une réalité reconnaissable. (cf. document réalisme magique si besoin de plus de références).Proposition de l’écriture d’une histoire laquelle à un moment se décale dans un rêve ou comme dans un rêve. Puisque le temps est compté et que les notions de réalisme magique sont vastes (et peut-être nouvelles pour vous), concentrez vous sur le moment où la frontière entre réel/réalisme et irréel (surréel)/réaliste (surréaliste) doit être floue.Lecture des textes avec l’insurmontable brutalité de l’aspect chantier de ce texte, peut-être à finaliser pour la prochaine fois ?
  • Clôture de l’atelier avec un haïku (5 – 7 – 5 pieds) (Il s’agit d’un petit poème extrêmement bref visant à dire l’évanescence des choses) où un moment suspendu extrait d’un des textes ou moments d’écriture est écrit, immortalisé.Le haïku (俳句, haiku?), terme créé par le poète Masaoka Shiki (1867-1902), est une forme poétique très codifiée d’origine japonaise et dont la paternité, dans son esprit actuel, est attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694).
    Partage des haïkus

La prochaine fois, nous aborderons le signe, le geste de la peinture et l’écriture avec ou sans forme lisible ainsi que la notion des matières qu’Isabelle aborde dans ses toiles, toujours à travers l’écriture, bien sûr.

524054_453183208131157_1018896548_n

Autour d’un verre et d’une œuvre d’art, une proposition d’écriture s’énonce.

Une animatrice (Milady Renoir) invite un groupe de participants (entre 4 et 8 personnes, débutantes ou aguerries en ateliers) à intégrer l’espace Chantier(s) et à écrire entre, autour, avec, sur, pour, contre, dans, face à ce qui s’expose et ses évocations.

Les confrontations, les invitations, les projections, les contemplations seront autant de supports pour l’écriture.

Cet Atelier?



Un temps se diluant entre écritures, lectures, partages des im- & ex-pressions.

Un rendez-vous avec des artistes, des œuvres, des objets, des espaces de découvertes et un lieu dédié aux arts plastiques, décoratifs, d’intérieur, de la table et de la bouche.

Un point de rencontre entre des avis, des cultures, des écritures, des perméabilités, des gens. 
Un espace d’écriture pour entrer dans des formes courtes d’écritures, pour nourrir ses propres projets en cours, pour « s’y » re-mettre, pour le plaisir.

Pour qui ?

Toute personne curieuse d’entrer, de rester en écriture, toute personne amatrice d’objets d’art et/ou de mots. Aucun pré-requis n’est nécessaire aux ateliers, à part celui de tenir un stylo et de garder l’esprit et les yeux ouverts.



Dates des ateliers et nom des artistes exposés:

19/09- 24/10(Isabelle Cochereau)

08/11-03/12 (Anto Fils de Pop)

08/01-05/02 (Frantz Plotard)

11/03-15/04 (Areti Gontras)

07/05- 03/06 (Pascal Briba)

01/07-22/07 (Jeunes Talents Belges) / 2014.

 De 18h30 à 22h00 (apéro la première demie heure pour discuter, échanger, découvrir, s’imprégner, bien manger/boire)

Les artistes invités à exposer et à investir Chantier(s) chaque deux mois seront aussi invités à participer à un atelier durant leur temps d’exposition.

Saison 2013/2014:

o Isabelle Cochereau du 14/9 au 31/10 2013-http://www.isabellecochereau.fr/

o Anto Fils de Pop du 03/11 au 31/12 2013 – http://www.antofdp.com/

o Frantz Plotard du 08/01 au 28/02 2014 – http://www.frantzp.fr/

o Areti Gontras du 06/03 au 30/04 2014 –http://aretigontras.wordpress.com/

o Pascal Briba du 07/05 au 26/06 2014 – http://www.pascal-briba.com/

o Jeunes Talents belges en 07/2014 (Concours de Jeunes Talents Belges lancé par Chantier(s)

• PAF : 20€ par séance ou 35€ par atelier (2 séances autour du même artiste exposant) – apéro, thé, café compris.

Inscriptions obligatoires à info@chantiers-arthouse.com 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s